CR Marathon du Médoc

Samedi 7 septembre 2002

Le principe du Marathon du Médoc est assez simple : un marathon festif, où l'on court, on goûte, on se déguise, on chante.

Le consensus général : si tu mets moins de 3 heures, t'as rien compris.

J'en ai toujours mis plus de 6.

Départ
La formation de combat au départ. Molécules d'éthanol. Carbones en noir, oxygènes en rouge, l'hydrogène, c'est les ballons blancs.

Et donc pour cette première participation, j'ai amené avec moi quelques copains de fanfare et on s'est déguisés, comme il se doit, en fanfarons.

Traduire : on a pris les instruments.

Alors, pour certains, à la trompette, c'est cool.

Pour moi, au souba, c'est cool, mais cool pas pareil.

Malgré que Popol, l'ami bémol, ne fait "que" 9 ou 10kg, ça reste un poids conséquent, et sur une seule épaule.

Mais bon, j'ai déjà un Ironman dans les pattes alors je pense que ça va passer.

J'ai une montre cardio, dès le départ, je la vois monter dans les tours. Bim, 170. Mes copains, pas franchement coureurs - on s'est motivés après une soirée arrosée au bistrot - me demandent si ça va. Je réponds que ça va impeccable, tout est OK, je gère.

Évidemment c'est faux, mais je fais le pari qu'ils ralentiront avant moi.

Dernière ligne droite
Fin de parcours avec sur mon épaule Popol, l'ami bémol. Un peu lourd. Mais sans regrets.

Pari gagné, on ralentit exactement en même temps.

Et on profite donc largement des ravitaillements, et des derniers kilomètres avec huîtres, côte de boeuf, la totale.

Et pour celles et ceux qui n'ont pas compris notre déguisement d'équipe, nous étions en molécule d'éthanol. C2H5OH. On avait donc 2 carbones (noirs) pour un oxygène (rouge) et chacun portait ses deux ballons de baudruche d'hydrogène (blanc).

Tout le monde a fini, on a bu du rouge, du blanc, et à la fin on était complètement noirs.