Lyon-Saintélyon (3-4 Décembre 2005)

Suite à une idée apparue dans le Forum UFO, je me suis inscrit à cette balade originale.

Une bonne surprise en ce samedi matin devant le Palais des Sports de Gerland, le beau temps est de la partie. La douzaine d’UFOS décidés à rejoindre en courant le départ à Saint-Etienne se retrouve sur le parking en tenue de combat (collant, bonnets, gants, sacs à dos). Les deux voitures accompagnatrices (Phil, Manu et Catherine, Sophie) chargées du ravitaillement sont là, une organisation parfaite. 10h30, le petit groupe (Said, Bruno, Yves, Rémi, Sylvain, Irving, Olivier, Séphane, Michel, Gilbert, Frédéric et moi) s’élance vers les bords du Rhône guidés par Frédéric.

Sitôt la Saône franchie, la première difficulté apparaît, Ste Foy et l’on rejoint le premier point de ravitaillement près de la belle ruine de l’aqueduc de Beaunant où nos deux véhicules de logistique sont bien au rendez-vous.

Quelques montagnes russes, des petites erreurs de parcours en tête de groupe, et nous attaquons la très longue montée vers Sainte Catherine. Nous sommes emmenés par la foulée athlétique de Sylvain Delepine, certains peuvent suivre, d’autres non, mais la solidarité UFO est là et le petit groupe tient bon et ne se disloque pas.

Nous découvrons avec plaisir que le terrain est plutôt sec malgré la neige tombée il y a une dizaine de jours et fondue depuis seulement deux jours. Le froid nous saisit brutalement à Sainte Catherine, accentué par un méchant vent de face qui ne nous lâchera jamais. L’arrêt ravitaillement est le bienvenu. On se réchauffe en écoutant le récit de Saïd Kahla à la Badwater. Nous sommes au point culminant du parcours (880m) quand la nuit survient. Passé le Point de ravitaillement de St Christo en Jarez, la ville toute illuminée de St-Etienne apparaît au loin. Une longue portion de bitume nous laisse à penser que nous avons fait une légère erreur de parcours, mais pas d’affolement nous sommes dans la bonne direction car les lumières de St-Etienne sont toujours en vue. A l’arrière du groupe, Bruno Ruiz conserve une allure très sage qui permettra à certains de repartir de Saint-Etienne dans de bonnes conditions. Merci, Bruno. Aux Sorbiers, un joyeux groupe de motards participant au Téléthon nous fait profiter de quelques petites bières, ça va nous on ne conduit pas…. Sylvain passe un savon à deux jeunes en scooter qui prennent une pelouse de rond-point comme terrain de moto-cross. Il ne nous reste bientôt plus que la très longue ligne droite qui nous mène au centre de la ville. On y croise déjà des groupes de randonneurs qui en ont profité pour prendre 3 ou 4 heures d’avance sur leurs petits copains. A 21h00, au terme de cette mise en jambes de 68km, les douze FOUs UFOs entrent en petites foulées dans le Palais des Sports de St-Etienne au milieu de milliers de concurrents en pleins préparatifs.

Nous allons vivre là le plus grand moment de cette LSL. Après les retrouvailles avec les nombreux UFOs qui prendrons le départ à Saint-Etienne avec nous, c’est l’installation du festin préparé par Stéphane.

Au menu : Taboulé, salade de fruits de mer et saumon fumé maison, Émincé de volaille à l’aigre-doux, Poulet fermier, Ships violets, Riz au lait à la vanille de La Réunion (s’il vous plaît), Café, thé, chocolat, Gâteau spécial Koko, pâte d’amande, St Chinian.

Après toutes ces bonnes choses, une petite sieste et place à la préparation de l’équipement pour prendre la route vers Lyon. Visiblement toutes les options sont possibles, depuis l’ensemble « collant, veste de raid, bonnet, sac à dos » à « short, débardeur » en passant par des déguisements dignes du Marathon du Médoc et par conséquent nous ne donneront pas de conseil. On note quand même que l’option « short, débardeur » nécessite quelques minutes d’échauffement.

Enfin après la traditionnelle photo de famille, le dernier groupe d’UFOs se dirige nonchalamment vers la ligne de départ et se retrouve à minuit moins 2 minutes à l’arrière d’un peloton de plusieurs milliers de coureurs.

Top du départ et nous voilà de nouveau tout heureux sur la longue ligne droite de bitume en direction des Sorbiers, poussés par le vent que nous remercions cette fois. Chacun à son allure remonte le peloton, trouve ses marques et converse avec ses nouveaux compagnons de route.

Peu avant le ravito de St Christo en Jarez, j'entends derrière moi « UFO !! C'est toi, Paulo? ». c'est Koline accompagnée de Manu Le Sanglier et Géraldine qui me rejoignent. Ils me dépassent peu après le ravito au pied de la grande côte. Quelques centaines de mètres plus loin, je rejoins Koline appuyée sur la barrière le long du chemin. J'attends près d'elle jusqu'à ce qu'elle se relève, ce qu'elle fait d'ailleurs rapidement et je la vois qui repart gaillardement vers ses deux compagnons de route. Je ne les reverrai plus jusqu'à l'arrivée.

Je cours un peu avec une dame de 61 ans qui n’a jamais couru plus de 15km mais bien déterminée à arriver à Lyon; puis une jeune femme pliée sous le poids d’un sac qui devrait lui permettre d’effectuer la traversée Nord-Sud des Alpes en autonomie totale. On profite du thé bien chaud des ravitaillements, mais la quantité impressionnante de gobelets et autres détritus donne l’image d’un Marathon de Paris transposé dans les Monts du Lyonnais. Au point culminant du parcours, en zigzaguant entre les quelques flaques d’eau on imagine les premiers traçant probablement à près de 20km/h dans la longue descente vers Soucieux en Jarrest. A notre tour d’attaquer les descentes, il y en a de toutes sortes, des chemins pleins de cailloux sur lesquels il faut se concentrer pour éviter la blessure fatale, de belles routes bitumées, des raides, des moins raides, bref pour tous les goûts. A l’altitude 200m, si on a bonne mémoire on sait que ça va se durcir. Ce sont les montagnes russes jusqu’à Beaunant, puis la terrible côte le long de l’aqueduc nous mène à Ste-Foy où l’on atteint enfin l’ultime descente et l’escalier vers la Saône. La Saône est franchie mais les difficultés sont toujours là car après avoir bifurqué sur le quai plein sud, le vent nous rappelle à son bon souvenir et rallonge interminablement les quatre derniers kilomètres.

Un peu de répit vers le pont sur le Rhône et le Palais des Sports est en vue, 150m, 100M, 75m, 50m, 25m et l’on est délivré bien au chaud à l’intérieur sous le portique d’arrivée.

136km et plus de 3000m de dénivelé. Où sont les autres, qui est là, qui est toujours sur la route ? On retrouve les amis et là, encore une surprise : Stéphane nous a préparé le dessert : « entremets aux trois chocolats ». Ce week-end là sur lequel je m’étais lancé par curiosité après en avoir découvert l’idée sur le forum UFO me laissera un souvenir inoubliable. Avoir retrouvé des amis, découvert de nouveaux, fait une belle route ; l’univers UFO est vaste.

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Mis à jour le vendredi 30 décembre 2005.