08/04/2018 - CR Marathon de Paris

Que dire sur ce Marathon de Paris ? Que j'y étais, et c'est l'essentiel. Pas très convaincu par mon entraînement course à pied ces derniers temps, logique car je mets le paquet sur le vélo, surtout, je me retrouve à prendre le départ avec une forme loin d'être idéale, mais qui me paraît correcte.

J'ai eu de bonnes (très bonnes) sensations à l'entraînement deux ou trois semaines avant, donc tous les espoirs ne sont pas permis, mais j'y crois un peu. Quand même.

Mais la course à pied, c'est l'école du travail, et pas le rendez-vous des parieurs du PMU. Tu peux pas compter sur la chance.

Donc (j'écris ce compte-rendu avec un peu de retard...) le seul truc positif dont je me rappelle, c'est que vers le km 28 une américaine (vu son accent, elle ne pouvait pas être anglaise) m'a dit "hey, nice sidebars" en faisant allusion à mes rouflaquettes. À part donc les compliments d'une jeune soixantenaire, je crois que pour le reste, l'essentiel peut être résumé par : je suis parti à un rythme qui aurait été le bon si j'avais été plus fort, mais ce n'était pas le cas, du coup j'ai inexorablement ralenti, pour me faire doubler par des drapeaux de toutes les couleurs dans le Bois de Boulogne, et j'ai fini au taquet, à bout de souffle, en à peine moins de 3h30.

J'ai pu expérimenter de très près, vu de l'intérieur, ce que Serge Cottereau appelle "courir avec le frein à main serré" lorsqu'on a fait le guignol au départ.

Au moins, ce genre d'expérience forge le mental.

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Mis à jour le dimanche 22 septembre 2019.