CR BRM 200 Noisiel

Le 1er de la saison

Bon, alors oui, bien joli de vouloir faire PBP, encore faut-il valider les fameux brevets pour l'inscription. 200, 300, 400, 600. Le thème en ce 12 mars 2011 -> le 200km. On a laissé les filles chez mes parents, et on part, avec Valérie, sur notre magnifique (il est magnifique n'est-ce pas?) tandem .

Tiens, au passage, j'ai baptisé le tas de ferraille «l'Amiral». Pour aller à Brest, ça sera du meilleur aloi. Et puis j'aime bien le concept de vaisseau amiral, je trouve que ça lui colle bien, avec les sacoches les fils pour l'éclairage par moyeu dynamo et tout le toutim, il a des relents de paquebot ce machin à pédales. J'ai hésité à le baptiser «Roudoudou», ou «Roue-doo-doo» ou encore «Roux-doux-doux» en hommage à ses pneus ballons couleur et à ses attributs cuivrés (selles & guidoline en cuir, le tout fabriqué à partir de pauvres vaches qui ont laissé de misérables veaux orphelins). Mais Valérie a tranché en faveur de l'Amiral.

Larguez les amarres!

Contrôle n°1
Contrôle typique, l'occasion de se régaler d'un bon sandwich

Début de brevet un peu chaotique, de nombreux participants (moi le premier) ne se sont pas pré-inscrits. C'est dommage, je savais pourtant depuis longtemps que je voulais y aller mais j'attendais d'avoir reçu ma licence pour le faire et puis finalement je ne l'ai toujours pas reçue, elle est perdue quelque part dans une faille spatio-temporello-administrative. En bons boulets, Valérie et moi nous sommes débarassés de nos licences 2010, croyant fermement que la mouture 2011 n'allait pas tarder. Enfin bref peu importe disons que c'est le gros bordel et qu'au lieu de partir à 7h00 comme prévu on prend le large sur le coup de 7h20 seulement.

On part avec Dominique et Yves de l'UVA mais très rapidement on se sépare, chacun son rythme.

Un tandem nous enrhume littéralement, joli rythme, je suis admiratif. Nous on prend nos marques avec Valérie, j'expérimente pour la première fois le guidon papillon. C'est pas mal. La selle cuir dont j'ai fait la toute récente acquisition m'inquiète. Je ne sais pas si elle est en cuir ou en bois. J'avoue avoir un doute. La couleur entretient la confusion.

Ceci étant nous filons bon train, un peu plus de 20 de moyenne, ça suffit amplement, pas la peine de faire des étincelles. Je jurerais qu'on a un très léger vent d'est dans le pif. Le premier point de contrôle est ma foi fort bienvenu, j'ai une faim de loup, dévore deux sandwichs - Valérie fera pareil - avec un appétit vorace, passe un petit coucou à Yves qui sirote un demi au comptoir. On discute un peu et nous faisons connaissance avec un monsieur qui en est à son... 15ème Paris-Brest-Paris (mmmfff!!!), organisation et participation confondues (ah, quand même). PBP since 1948. Ça envoie du pâté.

À 2
La fine équipe, photo prise par une personne de l'organisation qui en est à son... 15ème PBP (organisteur et/ou coureur). Ça laisse rêveur.

Sur ce, naïf, je me dis qu'on va filer plein sud avec le vent, sinon dans le dos, au moins de travers, venant de la gauche (faut suivre, je pensais qu'il venait de l'est). Erreur grave. Plein face le vent. J'ai la nette impression que ce salaud est en train de tourner. En même temps que nous. En même temps ça m'est arrivé tellement souvent d'avoir cette (fausse) impression que je prends mon mal en patience. Tant pis, on devait l'avoir dans le dos à l'aller, j'ai du oublier d'en profiter.

Le parcours contient quelques grumeaux. Je me félicite d'avoir mes gros pneus qui lissent pas mal les imperfections. Valérie souffre, pour être très direct, elle a mal au cul. Je connais ça, mais sur une distance si courte, ça m'étonne. À suivre, les selles Gilles Berthoud, pas une si bonne affaire? Question de goût, car moi je suis conquis, après un moment de toute en début de parcours je constate que l'apparente dureté ne se solde par aucune douleur, voire même je me sens mieux maintenant à 120km qu'à la fin de la première demi-heure. Au moment où j'écris ces lignes j'ai déjà commandé un autre exemplaire pour mon vélo de route, lorsque je ne suis pas en tandem.

Retour au bercail
C'est fini, jusqu'à la prochaine fois. J'ai investi dans une galerie pour voyager avec le tandem (l'Amiral!) sur le toit.

Le second point de contrôle est encore plus sympatoche que le précédent, le patron du bistrot a un accent et un humour qui ne peuvent laisser indifférent, à moins de ne pas aimer fréquenter les bistrots de campagne, mais auquel cas faut changer de sport et pas faire du cyclotourisme.

Le retour commencerait presque à ressembler à une galère, temps pas rigolo (petite bruine naissante) et vent résolument de face (les drapeaux qu'on voit sur le bord de la route confirment cette furieuse impression) auraient tôt fait de saper le moral du premier venu. Enfin, je profite de la baisse de luminosité pour faire joujou avec la mécanique et allumer l'éclairage, et Ô miracle, ça marche. À défaut d'y voir mieux nous sommes mieux vus.

Et puis mon épouse Valérie est intarissable sur les anecdotes et les noms de patelins dans la région, il faut dire que la Brie, c'est la moitié de sa jeunesse, à croire qu'elle ne découvre rien en venant ici. C'est à vous décourager de l'emmener en promenade, elle semble tout connaître. Prochaine fois on ira se faire une enfilade de cols alpins, na, bouh. Non mais.

Petite cerise sur le gâteau, nous commettons une (petite) erreur de parcours sur le retour, ce qui nous vous de passer par une route pas marrante du tout pendant 3km, c'est juste pour confirmer la règle qui veut qu'à un BRM, on jardine toujours un petit peu.

Et puis voilà, la boucle est bouclée sur le coup de 18h20, 11h quasi tout juste, on est juste à l'heure pour l'apéro. Prochaine étape (cyclo), 300km à Gif, 10 avril.

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Mis à jour le lundi 14 mars 2011.