CR Maxi-Cross de Bouffémont

Bon, alors, ce Maxi-Cross de Bouffémont m'a été recommandé par mes collègues. Je m'y suis inscrit plus ou moins par désoeuvrement, en me disant que comme cette année il faut que je fasse du trail, ce ne serait pas totalement perdu. Sur le papier, 42 bornes et 1700m de D+. Oui vous avez bien lui, 1700, sur seulement 42km, en région Parisienne. Il y en a d'autres du même calibre, mais elles sont rares et réputées.

Et bien ce cross, qui se déroule en forêt de Montmorency, ne fait pas exception, il est tout juste super, si vous voyez ce que je veux dire.

J'avais prévu d'aller au départ à pied de chez moi (addition à la facture : 13km) mais finalement mon collègue Pierre me propose de m'emmener. Allez, je vais être sérieux je me joins à lui et nous partons dans la même charrette, direction le départ. Nous sommes largement en avance. Je dors un peu. Je suis crevé, je n'ai pas beaucoup dormi ces derniers temps, j'ai de la dette à rembourser. On croise les autres collègues.

Je m'aperçois que je n'ai pas emmené de frontale, et c'est très con parce qu'à 7h du matin il fait nuit. Moi, naïf, je me suis dit "comme c'est pas un ultra c'est pas de nuit, donc pas de soucis". Sauf que la frontale était demandée par l'organisateur. Bref. J'ai aussi oublié de prendre des épingles à nourrice. Niveau sérieux, on repassera.

Le départ est donné dans le calme. Je trottine avec les Salomon Quest 4D (l'ancien modèle) un truc pas tout à fait au niveau du char d'assaut (moins hard-core que mes Meindl de Paris-Mantes ) mais tout de même bien épaisses. J'aime bien l'idée de m'entraîner à porter des vraies chaussures de rando, mon pari, c'est que dans les Pyrénées ça pourra s'avérer utile, de savoir naviguer avec ce type de matériel.

Ne pas avoir de frontale, c'est vraiment l'idée pourrie. Je tente d'utiliser la diode de mon téléphone portable, mais c'est minable. Je reste prudent. Pierre & Nicolas, mes collègues, sont devant, je ne les reverrai pas.

Une fois qu'il fait jour, je me libère un peu et essaye de forcer le pas. Mais rien n'y fait, je n'ai pas de mordant, j'arrive à me la jouer "sortie longue dans les bois" mais niveau compétition, on repassera.

Et là d'ailleurs j'en profite pour écharper ceux qui me parlent de "course nature" de "on se ballade sans esprit de compétition". Les gens que j'ai vus autour de moi, franchement, essayaient d'aller le plus vite possible, et niveau technologie, on ne peut pas dire qu'ils étaient à poil, Cela va de la montre-GPS-cardio à carrément celui qui avait son smartphone en mode "GPS voiture" et qui lui disait littéralement "à la prochaine intersection, tourner à gauche". Nan mais, sans déconner. Cette débauche technologique me laisse sans voix.

Premier ravito. Mon temps n'est, à ce stade, pas si mauvais. Mais il paraît que la suite du parcours est plus dure. On verra bien. Je ne m'arrête pas au ravito, j'ai tout ce qu'il faut sur le dos, OK c'est un peu plus lourd mais au moins pas de surprise. 42 bornes c'est pas non plus une expédition au Pôle Nord, pas besoin de grand chose.

Il y a quelques passages mémorables sur le parcours, dont certains avec des cordes, où je crois qu'on était plusieurs à se dire : c'est bien que la corde soit là. Au Raid 28 ce niveau de confort n'existe pas et je pense que le team Turoom n'aurait pas hésiter à nous laisser nous démerder là-dedans, caméra au poing, mais ici c'est différent.

C'est bizarre, alors que je suis tout sauf un traileur, je fais la différence en montée et en descente, et sur le plat je me fais laminer. Mes chaussures à semelle de plomb n'y sont peut-être pas pour rien. Tiens d'ailleurs j'ai acheté, dans la même veine des Hoka Tor Ultra, je vous dirai ce que ça vaut ;) Bon bref, je lutte un petit peu. En y réfléchissant bien, et surtout en regardant mon programme d'entraînement sur les dernières semaines, c'est sans surprise. 3 grosses semaines de repos après le 6 jours , c'est bien, mais ça ne vous forge pas non plus une forme d'enfer.

Je finis au train, en ne lâchant pas la pression, mais sans me mettre minable non plus, je n'ai pas de vitesse de pointe aujourd'hui, ben tant pis, ce sera pour une autre fois. Je termine en 5h27m52s, on va dire cinq heures et demi, loin derrière mes collègues qui ont terminé il y a presque une heure. Ils avancent bien les bougres, je suis super content pour eux, c'était la première fois qu'ils couraient si longtemps, ils s'en sont sortis comme des chefs !

Ensuite je vais un passage éclair au barbecue d'après-course organisé par Jean-Louis et Stéphanie (le 24h de Royan, rappelez-vous ), puis je file rejoindre ma famille à un coding goûter à la Cité des Sciences de La Villette. Un week-end bien chargé.

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Mis à jour le dimanche 20 mars 2016.