CR Marathon de Paris

J'ai participé à ce Marathon de Paris 1998 dans le but de préparer Embrun et, à la dernière minute, j'ai opté pour une option originale, consistant à me déguiser. L'idée m'est venue par hasard, me déguisant souvent pour la fanfare j'ai pensé que je pourrais marier les deux aspects. Le sportif et le festif. Quel déguisement choisir? J'opte pour celui d'un gros gaulois un petit peu enveloppé qui est tombé dedans étant petit.

Beau pied bel oeil
J'ai la patate n'est-ce pas?

La conception du déguisement est assez méthodique. J'opte pour des ballon pour gonfler mes braies, lesquelles sont mal remplies par des jambes de marathonien. Pour les bretelles, je prends des élastiques de slip, et de la feutrine pour la ceinture. Des tresses de laine orange sur un bob feront office de casque et de chevelure typique.

Sur la ligne de départ, des coureurs n'hésitent pas à me prédire que je ne vais jamais finir, que ça va frotter que ce sera horrible, que ce n'est pas raisonnable. Occupez-vous de vos fesses! On verra ce qu'on verra, je sais ce que je fais. Enfin, non, j'en sais pas grand chose en fait, mais je suis joueur.

Je suis tombé dedans...
La potion magique commence à faire quelque peu défaut, je fatigue un brin, mais rien de dramatique. Heureusement le public était là. Ouf.

Dès le départ le zig-zague entre les coureurs. Je double je double, et le succès est total! Et puis, ce qui est super, c'est que j'ai tous les enfants avec moi! Allez Obelix!!! Tip top mon idée, je fais une première moitié de parcours royale. Les choses se corsent à partir des quais. Je commence à fatiguer. Surtout les bras. C'est horrible. Le déguisement ballote, et surtout, m'empêche de courir les bras le long du corps donc je dois les maintenir en l'air. Je finis par accrocher mes mains à mes braies, c'est la solution la moins pire. Et puis les petites montées en sortie de tunnel deviennent des murs une fois chargé avec ce déguisement idiot, et puis le vent de face. Aïe aïe aïe quelle horreur, quelle idée stupide de venir déguisé... Je me maudis intérieurement. En plus, j'ai la pression, tout le monde m'a vu maintenant, impossible de m'éclipser discrètement... Ainsi, je vais au bout, mais ça me coûte. Je marcherai copieusement sur les derniers kilomètres, et j'arrive au final avec un temps à peu près correct, qui reste sous les 4h, mais bon, très clairement pas une performance.

Néanmoins, je suis archi-super-content de mon coup, j'ai bien amusé la galerie, et je garde en mémoire les larges sourires banane des enfants sur le bord du parcours. Rien que pour ça, le jeu en valait la chandelle!

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Mis à jour le dimanche 20 avril 2008.