Transpyrénéa, J-2 et J-1

Ok, on y est presque. Hier j'étais à Banyuls. J'ai loosé. Raté ma station, j'ai atteri à Cerbere. Le dernier rempart avant le bout du monde, c'est paumé de chez paumé... Bref, j'ai du prendre un taxi pour retourner sur Banyuls, pas trop cher au final. En mode taxi-brousse il est passé chercher une dame en carafe à 3km de là, et a aussi chopé un paquet qu'un monsieur handicapé voulait faire porter à La Poste. Le chauffeur super sympa, il fait partie de l'équipe organisatrice du trail du Canigou, qui fait le tour de ladite montagne (60km, 4000m D+).

Banyuls
À l'est des Pyrénées, la Méditerranée.

Une fois à Banyuls, je me suis baigné, plouf. L'idée est de faire pareil à Hendaye à l'arrivée. Et j'ai mangé une salade en terrasse, bon sang que c'était dur...

Le lendemain, la logique aurait voulu que j'attaque le GR10, qui, formellement, commence à Banyuls. Mais bon, je suis allé au départ en car, officiellement, tout commence 30 bornes plus loin, au Perthus. Sur place, comme d'hab', les bénévoles super sympa, tout ça tout ça.

Ah oui, j'ai oublié. Je participe à une étude sur la fatigue organisée par des italiens. J'ai donc passé une heure et demi à répondre à des quizz et me faire poser des électrodes un peu partout. Non, pas là, bande de dégoûtants !

Fort de Bellegarde
Vu d'ici, ça a de la gueule.

Sur ces entrefaits j'ai du me séparer de la liseuse électronique au moment de donner mon sac de consigne pour l'arrivée. J'avais entamé en début de semaine dernière, "Les Hordes de Contrevent". Je me disais qu'un peu de SF, d'heroic fantasy, ça allait me distraire. En fait le bouquin (assez bon je trouve) parle d'une horde qui lutte contre le vent, et le principe c'est qu'ils sont soudés, qu'ils NE LÂCHENT JAMAIS LE MORCEAU. Ils font à pied ce que d'autres font avec des engins. Les éléments sont hostiles mais ILS NE LÂCHENT RIEN ! Très bonne lecture, je n'aurais pas pu choisir mieux. J'ai dézingué un peu plus de 400 pages, il m'en reste 300. À lire au Pays Basque bière en main.

9 km à pied
Impossible de trouver plus chiant qu'un bout de route en plein soleil pendant un gros bouchon.

Ensuite j'avais prévu d'aller en taxi à mon hôtel au Boulou. Mais ce dernier m'a fait faux bond. Pas pu venir à cause de l'incendie... Ah ? C'est vrai que du Fort de Bellegarde, on voit que ça fume en bas. Je suis descendu à pied. 9 km le long du bouchon, sur la départementale qui ressemble à une petite nationale. J'ai bien fait de remplir ma gourde avant de partir, faisait soif en plein cagnard. Ça promet pour demain.

Là je suis à l'hôtel prêt à dormir comme un bébé, j'ai fait une recharge calorique digne de ce nom au resto, tout est réglé aux petits oignons.

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Mis à jour le lundi 18 juillet 2016.