CR Ecotrail

Samedi 3 juillet 2021

Ah... l'Ecotrail de Paris... que de bons souvenirs. Je l'ai fait en 2008 (Super Débile) , 2009 (le Lapin Bleu) et pas mal de fois après, mais je crois que j'ai arrêté de compter.

Cette année je reviens avec un déguisement de gaulois réfractaire.

La course a lieu en juillet. C'est pour sauver des vies. En mars tout a été annulé. Je suis content d'être au départ.

Promenade en forêt
Promenade du dimanche. Pardon, du samedi.

Je commence tranquillou, sur un malentendu il pourrait faire chaud. Niveau équipement j'ai renoncé à la gourde en peau de bête de la dernière fois, et j'ai juste pris une bouteille d'eau en plastique de 75cl que je porte à la main. Si je suis suffisamment économe, ça doit pouvoir suffir.

On fait le tour du lac de la base de St Quentin, ensuite du côté des étangs de la Minière je rencontre ce bon vieux brave Bombyx, qui me dépasse facile. Le déguisement est lourd, et surtout les bretelles, malgré mes renforts successifs, se détendent, et le pantalon, pardon, mes braies, tirent vers le bas.

Secret
Il y a truc : c'est le chien qui fait tout le boulot.

Ravito du 21ème kilomètre, je bois copieusement, mange, remplis ma gourde, et me voilà reparti. Au passage j'ai fait un petit selfie avec les bénévoles de la protection civile. Dommage, notre antenne du 95 ne peut pas couvrir cet événement, c'est dans le 78 et le 92, donc c'est la PC du 78 et du 92 qui peuvent intervenir, en priorité.

J'avais noté, sur le papier, qu'il y avait un ravito entre le 21 et le "40 et des brouettes", celui au milieu des jardins bios machins truc. On ne m'avait pas menti, il y a bien une petite camionette, et donc, de l'eau. Je finis ma bouteille 10 mètres avant le ravito, en me disant "là c'est bon, je vais boire un coup et faire le plein". Sauf que... ils sont à sec. Plaît-il ? Bah oui, à sec, plus d'eau, les bouteilles sont vides. Ah. Donc vous êtes en train de me dire que là, va falloir que je me tape 10 longs kilomètres, au mois de juillet, sans rien à boire. OK. Challenge accepted.

Et on va pas se mentir, j'ai eu soif. Déshydraté, et franchement pressé d'arriver au ravito suivant, situé entre le 40ème et le 50ème. Je ne me rappelle plus le kilométrage exact, mais c'était bien trop loin.

À un moment, j'ai même hésité à m'éloigner du parcours pour chercher un robinet dans un cimetière. J'étais prêt à mettre 500 voire 1000 mètres sur la table, à condition d'être certain de trouver à boire.

Au final je rejoins le ravito fatigué, mais en un seul morceau. Glou glou glou, il a bu le zébu.

Arrivée
Un peu plate cette arrivée. Mais grâce au protocole sanitaire, la Tour Eiffel n'est pas tombée malade. Ouf.

Et on repart. Fin de parcours sans surprise, j'avance moins vite que d'autres années, la chaleur de l'été, pas caniculaire, mais toujours plus chaud qu'en mars, ainsi que la déshydratation en milieu de course, n'ont pas aidé.

Aussi, j'avais mal révisé le parcours et pas tout à fait compris ce qui se passait sur la fin. Ainsi, il m'a semblé qu'il manquait un ravito et j'ai eu l'impression d'arriver direct à St Cloud. Assez sympa comme ça, je crois que ce qui manquait, dans ma tête, c'est les Haras de Jardy. Souvenirs.

L'arrivée est un peu décevante, on ne monte pas à la Tour Eiffel. Encore une fois, on sauve des vies dans cette Grande Guerre Nationale contre le coronavirus, ça devient une habitude, une seconde nature.

Le moins glamour, en vrai, c'est de devoir dégonfler tous les ballons du déguisement, le plier, essayer de le faire tenir en un seul morceau, et avoir l'air présentable pour rentrer à la maison.

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Mis à jour le mercredi 09 février 2022.