CR Trail du Condroz

Samedi 25 septembre 2004

Ahhh le fameux Trail du Condroz. L'objectif intermédiaire ultime avant la Diagonale des Fous, 4 semaines plus tard. Le contexte est simple: 75km pour 1600m de dénivelé, parcours plutôt roulant ponctué d'une vingtaine de côtes cassantes avec des passages techniques, dixit l'organisateur.

Première constatation: la Belgique c'est pas loin, ViaMichelin donne moins de 3h30 de trajet depuis Argenteuil, dans la pratique nous mettrons environ 4h pour rejoindre Huy.

Deuxième constatation: je suis un boulet. Arrivé au Stade de France, je m'aperçois que j'ai oublié ma poche à eau à la maison. Merde alors. Bon, comme on n'a pas le temps de faire demi-tour, on va dire que c'est pas grave, j'ai qu'à mettre une bouteille en plastique dans mon sac à dos, ça ira bien comme ça. En plus j'en ai plein des bouteilles d'eau, et comme c'est de l'eau gazeuse, les bouteilles sont plus solides. Allez hop on trace.

Arrivés à Huy, on va chercher la clé de l'hôtel, puis on trace vers Hermalles. Au passage on admire la centrale nucléaire, c'est incontournable vu le métier de Jean-Paul 8-) A Hermalles il nous faut un certain temps pour trouver le club canin, qui est caché entre la voie rapide et une ZAI, mais enfin on y arrive finalement. Ceci dit c'était pourtant indiqué par des petits papiers format A4 collés sur les poteaux, mais on ne devait pas avoir les yeux bien ouverts |-)

La pasta party est tout à fait sympathique. On est à peine plus d'une dizaine. Ca parle de trail, d'UTMB, c'est familial, accueillant, et bien appétissant. On récupère nos dossards et rendez-vous donc le lendemain matin pour le briefing à 6h45K. Comme on est des purs ogres dans la famille mon papa et moi on décide quand même d'aller se taper un bon moules-frites en ville histoire d'être bien blindés pour le lendemain. 1,3kg "ail et crême" en ce qui me concerne. Miam.

Le lendemain matin, après un bon petit déjeuner copieux - l'hôtel a fait l'effort de l'avancer de 6h30 à 6h00 rien que pour nous, merci - on prend la route et on est à 6h45 pétantes sur place. Briefing vers 7h00, les descentes techniques bla bla bla tout ça attention. OK chef on essaye de rentrer en un seul morceau, c'est compris. Ah oui, et le marquage est bleu. Un type de l'organisation est parti en VTT à 6h00 pour rebaliser tous les endroits où la pluie a tout effacé. Ah oui, parce que j'ai oublié de le dire, ça fait quelques jours qu'il pleut, et le terrain est un poil gras. Hum c'est rien de le dire. Mais aujourd'hui il ne pleut pas.

Et hop départ! Merdum merdum j'ai oublié de démarrer mon Foretrex. Fiente de mammouth alors, j'appuie en retard sur le bouton donc, mais comme je m'y attendais il mettra 1km à s'y retrouver alors que si j'avais démarré le bidule 1 minute avant il en aurait eu fini en 10 secondes.

C'est pas grave. Splotch splotch y'a de la la gadoue. Chouette j'aime bien patauger. Je cours avec Jean-Paul, on discute tranquillement. Première côte. Pouf je marche. Allez on n'est pas des sauvages. De toutes façons j'ai décidé d'y aller tranquille tranquille. L'idée est qu'à l'arrivée c'est comme si j'étais à Cilaos, et donc il faudra qu'il m'en reste une bonne dose sous la pédale. Le parcours est superbe. Des jolis sous-bois, des petits passages entre les pavillons, des traversées de petits cours d'eau mignons comme tout. Et le balisage est très clair, sans faute jusqu'ici, faudrait être débile ou bourré pour se tromper.

Je dis à Jean-Paul qu'on ne s'attendra pas forcément, ça sert à rien de s'imposer le rythme d'un autre sur ce genre de distance, il est plutôt d'accord. En fait je cours un peu plus vite que lui mais il me rattrape régulièrement car je m'arrête pisser tout les 2km. C'est pas une expression je pisse vraiment tous les 1/4 d'heure. Pas grave hein. Je préfère avoir trop bu et m'arrêter trop souvent que risquer la déshydration. Enfin ceci dit la déshydratation ne menace pas. Splitch splatch sploutch c'est bien gras et spongieux, la sécheresse est une vue de l'esprit par ici.

Je prends donc une légère avance, et mène un petit groupe de 2 ou 3 coureurs. C'est donc moi qui suit le balisage. Un petit pont en béton. Tiens ça me dit quelque chose, on en parlait dans le road-book. Ah oui parce que le road-book - j'en ai pas encore parlé - est vraiment pratique. Bien fait, y'a les cartes qui vont avec, on l'a bien lu la veille, c'est assez limpide. Mais mais... où est le balisage? Tiens tiens, lisons ce fameux road-book: "à droite après le pont en béton". OK j'ai tourné à gauche. Je reviens sur mes pas avec mes accolytes, et rejoins mon papa au niveau du pont, qui est orné (le pont, pas mon papa) d'une belle flèche vers la droite. Bon, je ne suis pas une star du guidage, on peut le dire, mais au moins j'ai retenu la leçon du Trail du Pain d'Epices: quand on ne voit plus de balisage faut tout de suite se poser des questions.

Chantier
Point de vue imprenable sur le parcours.

Suite à cette petite péripétie, je décide que je vais rester avec Jean-Paul. Finalement je vais un peu plus vite que lui mais à peine. Donc je ne perdrai pas vraiment de temps à rester avec lui, et puis comme ça je suis sûr de m'économiser pour la fin de la course. Et surtout on pourra discuter ensemble, ce qui est toujours agréable, bavard comme je suis.

Mur de Huy
Et qu'est-ce qui se passe après? Ca monte! Petit détour par le mur de Huy.

Nous arrivons au fameux "mur de Huy", célèbre chez les cyclistes. Ouahou effectivement je suis content d'être à pied. On empreinte le bas et le haut du mur, le milieu étant remplacé par un petit détour dans un sentier sur la gauche, bien sympa, et je mesure le vague sentiment de "bon sang mais qu'est-ce que c'est que cette salété de saleté de côté à la noix" qui a du animer tous les cyclistes qui sont passés par là. Un vrai mur de chez mur.

Mur de Huy (Jean-Paul)
Jean-Paul dans le mur de Huy. Dommage qu'on ne soit pas venus en vélo.

Petit à petit, une concurrente féminine - *la* concurrente féminine en fait, elle s'appelle Anouk si mes souvenirs sont bons - va nous rattraper. On restera ensemble un bon bout de temps. Le parcours est toujours aussi sympa, avec pas mal de chemins pavés sur lesquels on se dit qu'on est bien content d'avoir des chaussures de trail un tantinet rigides pour éviter de se bousiller les chevilles et la voute plantaire. On prend quelques photos.

Champ
Petite séance photo au bord d'un magnifique champ.

Arrive enfin un virage à droite où on apprend qu'au prochain tour il faudra passer tout droit - c'était sur le road-book et la carte de toutes façons - puis peu après le ravitaillement du 22ème kilomètre, qui est le même que celui du 42ème kilomètre, car il y a un demi-tour au 32ème. Juste avant ce ravito je ramasse par terre un tube vide de gel coup de fouet ou assimilé. Je ne sais pas si c'est un coureur ou "vététiste" étranger à la course ou bien un concurrent qui l'a laissé là. Je m'en fiche ce que je sais c'est que je lui expliquerais bien mon point de vue à ce gros dégueulasse. Ca m'étonnerait que ce soit le paysan qui fait pousser ses carottes qui consomme ça pour se donner des forces au volant de son tracteur.

Champ (Jean-Paul)
Jean-Paul dans un champ en plein campagne.

Sur la portion avec le demi-tour, on croise un ovni. On pense que c'est un relayeur, mais on apprendra plus tard que c'était vraisemblablement le 1er en fait, qui trace bien donc. Anouk a un fan club en quad qui lui fait coucou. A certains endroits, je bourre un peu dans les descentes puis remonte en sens inverse sur 50 mètres pour rejoindre Jean-Paul. J'ai de la réserve, c'est clair. Mais je mé méfie quand même car 75 bornes c'est long... Le parcours est tojours aussi sympa et varié. Il y a du bitume, du longement de ruisseau, de la voie ferrée désaffectée, des raidillons glissants, du petit chemin boueux avec d'un côté des orties de l'autres des barbelés, bref, c'est chouette comme tout.

Meuh
Une belle vache. Ca vous évoque quoi? Un verre de lait ou un bon steak?

Arrivé au demi-tour qui était censé être marqué par une "mamie" (dixit l'organisateur) je loupe donc le demi-tour et la fameuse mamie me rappelle à l'ordre. Je reviens en arrière de 100 mètres, retrouve Jean-Paul et Anouk, et repasse le demi-tour une 2ème fois, re-sourire et re-bonjour, j'adore les organisations familiales comme celle-ci, c'est ce que je préfère. Je décide dans ma tête qu'au 42ème, je me poserai la question de quitter Jean-Paul pour placer une bonne vieille mine, histoire de me mettre dans le rouge et voire ce que j'ai en réserve. Là à un peu plus de 30km de course je suis pépère tranquille, de la marge en veux-tu en voilà. Je commence à sentir un tout petit peu mes jambes mais rien de très significatif.

Pour le coup on croise maintenant tous ceux qui sont derrière nous. Pas très nombreux en fait. On se dit coucou, on se souhaite bonne route - comme avec ceux qui sont devant nous mais dans l'autre sens - ambiance bon enfant.

Arrive enfin le ravito du 42ème. Je re-remplis ma bouteille d'eau, et me dis que s'il y a moyen de refaire le plein au 65 ou 70ème km ce sera pas du luxe car avec 1,25L on ne va pas très loin, même quand il fait humide comme aujourd'hui. Au passage je décide que ma tenue: une carline manches courtes + maillot UFO manche longue est excellemment choisie, je n'avais pas froid le matin, pas chaud à midi même avec quelques éclaircies, donc ce sera ma tenu "pour le froid" à la Réunion, sachant que j'aurai un coupe-vent en plus et un débardeur pour ajouter une couche près du corps, et que je ne suis pas frileux. Donc à ce ravito du 42ème on papote, je fais le plein, bois goulument, et décide de quitter mes compagnons de route. Après tout en tant qu'ultrafondu je me dois d'avoir une patate d'enfer une fois le km 42,195 franchi, je suis sur mon territoire, et donc je m'exécute.

De fait je pars comme un avion (enfin de mon point de vue hein), je remets 2 ou 3 km/h de plus que notre allure précédente. Je passe un concurrent (Maréchal) que nous avions souvent croisé précédemment et qui allait plutôt plus vite mais marquait plus d'arrêts, et très vite je me retrouve seul. J'ai un moment d'angoisse car je ne vois plus de balisage mais en regardant la carte je suis bon. De toutes façons si ça devait tourner ça serait à droite et à droite il n'y a qu'une falaise totalement impraticable sans avoir des chaussons d'escalade, quelques pitons un harnais et des amis qui vous assurent. Effectivement je suis sur la bonne route, je bifurque à droite dans un petit sentier, puis la fameuse cour d'usine, la voie ferrée et enfin j'arrive au pied de cette côte qui a été surnommée "la Salope" par ceux qui ont reconnu le parcours, organisteurs compris.

Courbe FC
Sur cette courbe on voit bien l'accélération aux alentours de la 5ème heure juste avant la côte dite "La Salope". Hum...

Arf oui ça grimpe. Ca monte bien on dirait. Moi qui voulait placer une accélération je suis servi, et comme un roi. C'est pas que ce soit très très raide mais la pente reste très correcte, et c'est pas très roulant dans le sens ou entre la boue les caillasses les racines et les branches qui traînent il faut regarder où on met les pieds. Je ne suis tout de même pas fâché d'arriver en haut. Je me laisse dire que j'ai du bien creuser le trou par rapport à ceux qui suivent, et ne devrait pas tarder à apercevoir du monde devant.

Bingo, c'est pendant ou après (je ne sais plus) la portion "chemin des cerisiers", particulièrement sympa, un tout petit chemin sur le plateau, que j'aperçois un concurrent au loin. Sur les kilomètres qui viennent je vais ainsi rattraper quelques coureurs, dont un qui est super méga vert car il s'est planté de route à la bifurcation du 20ème kilomètre, il est reparti vers le 22ème à droite au lieu de filer tout droit. Il râle. Oué y manquait un signaleur tout çà tout ça. M'est avis que c'est pas si grave que ça, je me suis bien gourré au Pain d'Epices et n'en ai pas fait un drame. Il faut être philosophe mon brave monsieur. Et puis après tout si on avait lu le road-book et regardé la carte on pouvait facilement être au courant. Enfin bon je le laisse bouder derrière j'ai une course à faire, hé hé hé.

J'ai à un moment un doute sur le parcours. Le balisage n'est pas très dense. C'est vrai que c'est tout droit et il n'y a pas vraiment d'alternative mais bon je me méfie. Pour rien en fait, aucune erreur de navigation sur ce tronçon, dès qu'il y a une bifurcation c'est super bien indiqué.

Je commence à avoir un semblant de passage à vide. J'ai super faim. Mon royaume pour un coca et un sandwich au jambon. Je suis pourtant content de ce que j'ai emmené à manger. Les berlingots de lait sucré c'est génial. 70% de sucre, c'est bon ça passe tout seul. Et puis des mini-nuts: impeccable, une ou deux bouchées selon l'humeur, pratique à déballer, pas mauvais, et encore une fois c'est que du sucre, avec un peu de gras c'est vrai mais moi le gras j'adore ça. Enfin bon quand même j'ai faim mais je ne peux pas manger à ma faim car si je le fais je vais sécher mon stock et il reste plus de 20km. Donc j'économise mais ça me coûte. Je marche un peu pour boire aussi. Pas la super pêche. Je paye mon accélération du 42ème au 50ème km. Bof je savais à quoi je m'exposais hein. Après tout j'aime bien courir tel que je suis. Un peu dans le dur, pas vraiment complètement occis mais avec 50 bornes dans les pattes quand même. Je suis incapable d'accélérer vraiment mais pas non plus obligé de marcher. Je dois gérer les ressources qui me restent, et faire un peu appel à ma volonté. C'est bien comme ça que j'aime la course à pied.

Pont à palettes
Un pont fait avec des palettes. A quoi ça peut bien ressembler? A ça!

Le parcours qui était devenu un poil monotone reprend de la variété. Notemment un passage super marrant où on traverse sur un pont fait avec des palettes. Quand j'ai appris qu'il y avait un tel pont je me suis dit "comment peut-on reconnaître que le bois d'un pont faisait partie d'une palette, avant?". C'est simple: le pont est *fait* avec des palettes, posées sur des pierres, comme ça en bordel dans l'eau. Prudence, j'évite de jouer au héros car je ne souhaite pas finir les 4 fers en l'air au milieu du ruisseau. Il est vraiment terrible ce parcours. Je m'aperçois que j'ai très rarement regardé ma montre. On doit fleurter avec les 6 ou 7h de course et finalement c'est passé très vite.

Je me régale à forcer un peu l'allure dans une descente qui devait être mentionnée comme technique et dangereuse, mais bon c'est pas si mortel que ça. Disons qu'il faut faire attention où on met les pieds, mais il n'y a pas de risque de tomber dans un ravin de 20 mètres ou ce genre de chose. Non, simplement c'est vrai ça glisse, mais mes chaussures sont vraiment pas mal. Bon choix pour le GRR je pense. Enfin en tous cas c'est mon choix, et je ne reviendrai pas dessus. J'ai simplement un peu mal au talon droit, et m'apercevrai le soir qu'en fait c'est une petite ampoule mais profonde sous la corne sur le côté extérieur du talon. Un petit bobo pas très grave on va dire.

Et enfin j'arrive à la bifurcation qui marque le départ du 2ème aller-retour du parcours, soit 2 fois 5km. Le bénévole est super sympa. Petite photo, petites indications pour le retour (il faudra prendre à droite) et puis tchao à tout à l'heure. Là j'ai un moment un peu difficile où moralement et physiquement je ne suis pas au mieux. Ca monte en faux-plat dans la boue et les flaques d'eau et je commence à en avoir un peu marre et à regarder l'heure. Je pense que je ne me ferai pas rattraper car j'avance plutôt bien et j'ai vraiment marqué une forte cassure de rythme depuis le 42ème. Enfin ceci dit je galère un peu. Boaf prendre son mal en patience et attendre le demi-tour. Et ça paye. Juste avant le demi-tour je croise pas mal de coureurs, et au demi-tour, je fais le plein d'eau, aux 2 tiers, envoie un petit merci aux bénévoles et repart avec une bonne patate.

Etre sur la route du retour me donne des ailes. Je double un concurrent qui en bave et a des crampes. Puis j'en aperçois un au loin. Je me dis que je vais le croquer tout cru car je suis bien en jambes, j'arrive à presque allonger la foulée et puis j'ai la banane, le moral est revenu au beau fixe. Plus que 5 ou 6km, des clopinettes! Je double donc un dernier concurrent juste avant la dernière descente. Il me recommande d'être prudent car ça peut être dangereux mais évidemment je ne l'écoute pas, bête comme je suis, et profite de la descente pour accélérer un petit coup et voir ce qui me reste comme jus et comme réflexes après 70km de course. Pas si mal, pas si mal, je suis content de moi.

Je jette un coup au GPS pour voir à quel point je suis loin de l'arrivée, il indique 1800 mètres à vol d'oiseau. Qu'est-ce que je fais? Je place une mine finale en forme de sprint déjanté? Non, l'idée était de faire une mini répétition avant le GRR et tester le matériel, pas de finir carbonisé. D'ailleurs si j'avais voulu faire une perf je m'y serais pris autrement. Je termine donc en accélérant mollement. L'arrivée est dantesque, en plein milieu d'un champ, et la course se conlut par une ultime côte de 2,5 mètres de dénivelé, un escalier du champ au parking.

Arrivée
L'arrivée, dantesque, pom-pom girls et foule en délire.

Je rentre en moins de 9h ce qui était un objectif plus ou moins inavoué (en fait je visais moins de 10h), et à la question "si vous étiez à Cilaos, seriez-vous prêt à repartir?" la réponse est oui. Evidemment pour aller jusqu'à Cilaos c'est sûrement déjà bien plus dur que ce que je viens de faire mais je reste très confiant. En me calant sur le rythme que j'avais jusqu'au 42ème, j'avais vraiment l'impression de pouvoir aller au bout du monde.

Question dénivelé, le Polar à enregistré 1625m de cumulé. Par contre le Foretrex indique à peine plus de 60 bornes. Il a du avoir des problèmes pour capter par endroit je pense. Je vais vérifier ça de près.

Et le CR n'est pas fini!

Une fois au club canin, j'apprends qu'il y a moyen de prendre une douche à 150m. La douche est bien chaude, mmmm, un régal. Je me change et revient boire quelques Jupis avec les autres coureurs. On parle de la course mais aussi de la 555 et du Raid du Pays Dogon. Ils sont apparemment plusieurs à participer à la 555 et pour ce qui est du Dogon c'est plus côté organisation que ça se passe. On me demande si je suis bien la personne qui a parlé de son plan d'entraînement dans le Mag' et qui avait prévu d'aller au Condroz pour préparer le GRR. Ben oui c'est moi, évidemment!

En attendant mon papa j'écluse les Jupis, et il finit par arriver après envion 10h de course. Il prend une photo de la zone d'arrivée. Avant d'arriver bien sûr. Je ne peux m'empêcher de faire remarquer "mais c'est qu'il va prendre une photo le con!". Propos soigneusement noté par l'organisateur à ma gauche 8-) En attendant que Jean-Paul prenne sa douche je mange deux bonnes saucisses avec leurs garnitures. La 2ème était prévue pour lui mais il arrive 5 minutes trop tard j'ai craqué et mangé sa part. Faites des enfants qu'il disaient! J'espère bien qu'Adèle, ma fille, ne me fera jamais ce coup-là, c'est bas et petit. Enfin ceci dit il aura quand même l'occasion de manger après.

Enfin la remise des prix. On a droit à des bières locales "Bonnette" estampillées "Finisher". Chanmé! Petite remarque, un des arrivants a quand même la bagatelle de 75 ans. Ouahou! Je suis calmé. Comme je suis 1er français (MDR) je suis gratiffié d'une plaquette et d'un DVD du Dogon. Yo je vais pouvoir rêver un bon coup dès mon retour.

La soirée se termine tranquillement. Tout le monde est très sympa, les Jupis sont fraîches - le temps aussi d'ailleurs - et je me promets de surveiller de près les courses organisés par les coureurs célestes - car c'est bien d'eux dont on parle - car la Belgique c'est finalement franchement pas loin et c'est sûrement l'organisation la plus attachante que j'aie jamais vue (et efficace avec ça). En plus, il se pourrait bien que la Trace des Fées (qui n'aura pas lieu rn 2005 apparemment) cache un petit truc sympa qui ne serait pas pour me déplaire. Mais je n'en dirai pas plus, vous n'aviez qu'à venir au Condroz bande de petits curieux.

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Copyright © 2005 Christian Mauduit. Document placé sous licence GNU FDL.
Mis à jour le lundi 24 octobre 2005.