11/05/2018 - CR Flèche La Rochelle

Dernier épisode des flèches de France avec Accent Français dans le cadre de ma préparation pour la RAAM. Après, promis, je change de sujet.

Mais en attendant, on continue la mission. J'ai déjà donc bouclé, pas forcément en finissant 100% du boulot, mais bon, je me suis déjà balladé du côté de Dieppe , Charleville-Mézières , Nice , Bellegarde , Montbéliard et donc la dernière étape c'est La Rochelle avec, si je fais l'aller-retour, un total de 960 km.

Vendredi 11 mai

La veille, j'étais encore à Steenwerck et pour être tout à fait honnête, j'ai hésité à ne pas partir. Mais bon, ce vendredi matin, je suis finalement plutôt bien, j'ai les jambes un peu lourdes, mais rien de dramatique. Je mets tout de même un certain temps à me préparer, et n'ai pas mis de réveil-matin, donc je mets les voiles seulement vers 10h00.

Comme d'habitude, vent de face, plein sud, on ne change pas une équipe qui gagne.

La Beauce
La Beauce, c'est un peu le Kansas à la française.

Ce vendredi n'est pas férié mais pas mal de gens font le pont entre le jeudi de l'ascension et le week-end, je croise donc pas mal de cyclos sur le début de parcours. Le tout de début de parcours d'ailleurs, je l'ai légèrement arrangé avant de le charger sur mon GPS mais j'aurais mieux fait de contrôler le résultat. Le parcours proposé pour rejoindre la Vallée de Chevreuse est débile, je me retrouve dans des petites routes derrière Saint-Cloud, à monter-descendre inutilement. J'aurais mieux fait de faire comme pour aller au boulot à l'époque où je bossais à Montigny le Bretonneux, et de là rejoindre, par exemple, Dampierre. Enfin bon, tant pis, je suis la trace GPS et finit par me retrouver en vallée de Chevreuse donc, puis dans la Beauce. La Beauce, toujours un plaisir avec le vent de face, indémodable, on ne s'en lasse pas. Une vraie purge, mais au moins il fait beau. Je finis par me demander pourquoi j'ai emmené des vêtements chauds, collant long, gants d'hiver. On se croirait presque bientôt en été.

Château
Celui-ci n'est pas au bord de la Loire, mais il en a les accents.

D'ailleurs, vers le kilomètre 150, opération bombardement. Ploc ploc ploc je sens des projectiles, un peu comme des grêlons, qui cognent mon casque, mon maillot. Je me doute de ce que ça peut être. Je vérifie. Oui, ce sont bien des abeilles. Je les ai percutées en descente à environ 35 km/h. Pas une allure de dingue mais bon, suffisamment pour que ça fasse "ploc ploc ploc". Il y en a une acrochée à mon bras gauche. Je secoue ce dernier. Elle reste collée. Mais t'es con l'abeille ou quoi ? Tu vas butiner quoi ici, hein ? Je finis par m'arrêter. L'abeille du bras a disparu. J'enlève mon casque. C'est bien ce que je pensais, y'en a une de collée dans le fond. Bon sang, les abeilles, déjà que Monsanto a décidé de vous faire crever, si vous y mettez pas du votre, on va pas s'en sortir ! Je secoue mon casque, me débarasse de l'intruse, et repars.

Pause culturelle
On en apprend des choses, parfois, J'aime bien me poser deux minutes et lire ces plaques à l'usage des touristes. Après tout, dans cyclotourisme, il y a tourisme.

Je profite des paysages, et le parcours, à part ce satané vent qui s'obstine à être contraire, est plutôt sympathique, joli, et facile. Je roule plutôt bien, un moment, je nourris même l'espoir secret d'être rentré pour dimanche midi. Sur le papier, ça passe. Sur le papier.

Je suis la vallée du Loir, et alors que la nuit s'apprête tout juste à tomber, je dégotte une petite crêperie encore ouverte où je m'offre un ultime café avant la nuit. Séquence questions habituelle "vous allez où?". "Je vais à La Rochelle". Ah oui, ça fait une trotte. Les clients sont très sympas, le patron aussi, la patronne insiste pour me filer des bonbons, elles me fourguerait même un stock de biscuits pour le coup, je refuse poliment, niveau calorie ça fera pas une différence de dingue, et j'ai déjà fait le plein dans une superette en fin d'après-midi. Mais bon, j'accepte quand même les bonbons, c'est trop gentil de leur part, et j'aime bien les bonbons.

Aussi sympathiques soient-ils, je dois les quitter, et reprends donc ma route. Après Langeais, j'ai un vieux coup de mou, et encore une fois, ne souhaitant pas prendre de risque, je cherche un endroit pour dormir. J'avise un pont sous une voie rapide, juste avant d'arriver à Azay le Rideau. Pas mal un pont, comme ça s'il pleut, je suis à l'abri. Le vent a baissé, et de toutes façons ici c'est encaissé donc il ne souffle pas fort. Je me mets bien du bon côté de la pile en béton pour que les automobilistes ne me voient pas. Dans le cas contraire, quand quelqu'un voit un vélo avec un type allongé à côté, le réflexe est d'aller voir et de vérifier que tout va bien. Ce qui est très charitable et citoyen, comme geste, mais là, je veux dormir tranquille.

Je me couche. Ça sent la pisse. Oui, forcément, une pile de pont sur le bord de la route, il fallait s'y attendre... Bon, tant pis, ça sent la pisse, mais j'ai sommeil, et je crois que je vais m'endormir quand même.

Samedi 12 mai

Le week-end commence fort. Réveil sous un pont avec une odeur de pisse, j'ai connu mieux. Raison de plus pour ne pas trainer.

La suite du parcours est de plus vallonnée. Je ne l'avais pas forcément vu venir, celle-là. Et puis surtout, la météo a un peu changé depuis hier. Le vent de face, on a gardé. En revanche, le soleil a laissé place à des nuages, qui ne tardent pas à tomber en pluie, franche et nette.

Du coup je trouve un usage immédiat et pratique à mon collant long, mes gants chauds, bref, toute la parfaite panoplie du cycliste qui a choisi le mauvais jour pour rouler. Bon, OK, je n'ai pas eu 100% de mauvais temps sur mes diverses sorties. Mais quand même, dans l'ensemble, c'est vraiment pas de bol, pour un mois de mai, on pouvait s'attendre à mieux. Merde.

Le chemin maudit
C'est là-dessus que j'ai réussi à ruiner mon pneu, pourtant a priori quasi "increvable".

Je fais une petite erreur de parcours. Demi-tour ? Oh, ça me gave, va falloir que je remonte cette petite bosse. Attends-voir, le GPS me montre un petit chemin qui rejoins le parcours. Je vais prendre ça. Sauf que le chemin en question est à peine carrossable. Ayant mon super montage avec une double bande de roulement pour éviter les crevaisons, je me dis que je peux y aller quand même. Donc j'emprunte ce chemin caillouteux. Et je vérife mes pneus à la sortie. Et là, constat immédiat, je n'ai pas percé, en revanche à l'arrière, le pneu externe est complètement déchiré à un endroit. Un gros trou d'un centimètre, voire un centimètre et demi. Mince. Quel con. Il me suffisait de faire demi-tour pour éviter ça. Évidemment je n'ai pas de pneu de rechange, faisant le pari que mon montage rend ce type d'incident impossible. Impossible sauf quand tu joues au con à rouler n'importe où.

Je dégonfle le pneu en question histoire de baisser la pression et idéalement éviter que la déchirure s'agrandisse. Je roulerai un poil moins vite mais mieux vaut ça que l'éclatement. Et en arrivant sur Parthenay, j'avise un Leclerc, et je dis qu'ils doivent bien vendre des pneus. Pour 9 euros, je trouve un pneu à tringles rigides. Pas hyper pratique à transporter, mais mieux que rien. Je me le passe autour des épaules, plié en huit, et mange sur le parking un Kougm Aman que j'ai acheté au passage dans le supermarché. Je ne change pas le pneu, tant que ça n'éclate pas à l'arrière, aucune raison de remplacer mon pneu a priori plutôt costaud par une merde, certes neuve, mais merdique quand même, qui percera au premier caillou venu. Surtout qu'avec cette pluie...

Et à la sortie de Parthenay, miracle, je tombe sur un magasin de cycles. Il ouvre à 10h00. Il est 9h55. C'est mon jour de chance, dirait-on. J'achète donc un vrai pneu, pliable car avec des tringles souples, et que je peux donc ranger dans mon sac. Je me débarasse de celui à 9 euros, tant pis, j'ai investi à fonds perdus, ça arrive, mais je pense qu'il était tout à fait raisonnable de l'acheter au départ, mais que maintenant, c'est quand même mieux d'en avoir un pliable et facilement tranportable. Si je n'avais pas eu le choix j'aurais fait les 700 bornes qui restent avec un pneu sur les épaules, mais en l'occurrence, j'ai le choix.

La Rochelle
Le but du voyage. Humide.

Dans mon imaginaire, la fin du parcours aurait été plate. J'avais vu sur la carte que ça passait au sud du Marais Poitevin. J'aurais du regarder plus en détail. En vérité, c'est un véritable casse pattes, ça monte, ça descend, je suis quasi tout le temps en prise. Et ce putain de vent de face qui n'arrête pas. Entre ça et la flotte, je crois que vraiment, sans rire, ça commence un peu à me gaver ces histoires. Le vélo, c'est censé être sympa, ballade, jolis paysages, tout ça tout ça. Mais là, juste, j'ai de la flotte, de la flotte, de la flotte, et du vent dans la gueule.

Sale temps 2.0
Bon, La Rochelle à la mi mai, moi, je me voyais presque sortir mon maillot de bain. Là, ça fait plutôt parapluie.

Je finis par arriver à La Rochelle. On est très loin d'une ambiance balnéaire, on me dirait qu'on est en novembre, j'y croirais sans problème. Je m'installe au chaud dans un bistrot et fais le plein de calories, j'essore mes gants avant de faire demi-tour. Oui, j'essore, du verbe essorer, car on ne parle pas de faire sécher là, mais juste de dégorger un peu l'eau qu'ils ont emmagasiné histoire de n'avoir pas l'impression de sortir tout habillé d'une piscine.

Réconfort
Le plein de super, s'il vous plaît.

Mais la bonne nouvelle, c'est que j'ai le vent dans le dos !

Petit coup de barre post-digestif, je sens que je m'endors au guidon, et décide de m'arrêter en cette fin d'apres-midi sur un banc dans un abri-bus. Je suis tout juste en train de me réveiller quand un monsieur et son petit garçon sont là à s'inquiéter de mon sort. J'ai encore oublié, quand on s'arrête dormir en plein jour, il faut bien faire gaffe à s'isoler des regards, sinon on tombe toujours sur une bonne âme qui croit qu'il vous est arrivé quelque chose de grave. C'est marrant, quand je dis que je dors parfois n'importe où et en particulier dans les abri-bus, on me demande souvent "mais tu n'as pas peur ? c'est dangereux, tu pourrais faire un mauvaise rencontre !". La vérité c'est que la plupart des gens qu'on rencontre sont sympas, il vous veulent du bien. Il y a peut-être quelques malfaisants en circulation, mais la vermine n'est pas courageuse, et elle est rarement de sortie à la campagne. Donc en fait non, ce n'est pas dangereux. Pas plus qu'autre chose en fait.

Course des filles
Marrant, une course réservée aux filles a été organisée juste à ce moment là. 5km et 10km. Je suis toujours partagé sur ces courses réservées aux filles. Me semble qu'on devrait surtout faire en sorte qu'elles se sentent à l'aise dans les courses "ouvertes à tous".

Je repars donc et continue de me coller cette pluie désagréable. Mais au moins, vent dans le dos, youpi ! Je sens toutefois la fatigue qui monte. Je ne sais pas trop comment je vais gérer la nuit. Je me dis que je vais pousser au moins jusqu'à Parthenay, mais après, je vais voir. Je me rappelle qu'à l'aller j'ai remarqué qu'au nord de Parthenay, il n'y a pas grand chose. Donc si je veux trouver un endroit cosy, c'est là et nulle-part ailleurs. Une fois à Parthenay, je fais le détour par le centre ville. Je repère un hôtel, qui m'a l'air un peu luxueux pour ce que j'ai à y faire, mais il a le mérite d'être là. Je m'offre un coca et un café au bistrot, vérifie sur Internet les dispos et tarifs de l'hôtel en question. OK c'est bon, j'arrête de jouer au héros, je vais dormir là. Encore une fois, j'aurais pu faire le forcing et continuer à rouler. En compétition, sans problème, je n'aurais pas hésité une seconde. Mais là, c'est entraînement. Aucune envie de tomber malade, et encore moins de me planter comme un couillon.

Le séchement, c'est maintenant
J'étale mes vêtements dans la chambre d'hôtel, espérant qu'ils auront un peu séché d'ici à mon départ, dans trois heures.

Donc, je fais escale dans cet hôtel. Une partie de moi me dit "mais enfin, c'est vraiment gaspiller de l'argent et le jeter par les fenêtres, tu fais toute une campagne de levée de fonds sur Gofundme et derrière tu claques tes sous en payant un hôtel à 30 centimes d'euros la minute !". Une autre partie de moi me dit "ouais, c'est cher, mais ça peut carrément faire la différence et peut-être t'éviter de choper la crève et ruiner deux semaines d'entraînement, voire pire".

Le monsieur qui m'accueille est tout à fait charmant, je gare mon vélo dehors mais le parking est fermé donc c'est OK. Je fais sécher tant bien que mal mes vêtements, prends une douche, et roupille ferme pendant trois heures.

Un coup dans le nez
Petite fatigue, je crois que là, j'ai eu mon compte.

Dimanche 13 mai

Je quitte l'hôtel et à peine sorti de Parthenay, je croise des jeunes qui sortent de boîte, ou y vont. Ils sont surpris de voir un cycliste dans les parages, à cette heure avancée de la nuit. Et puis j'entends boum boum boum au loin. Une bonne vielle sono des familles. Plus j'approche, plus le son est fort. Je finis par passer devant. Juste après je tombe sur des barrières avec des policiers devant. Je leur demande ce qui se passe. "C'est une fête, organisée". Ah bon, bien. Dommage, j'étais pas invité. Allez hop, je circule.

Je repasse devant le satané chemin où j'ai ruiné mon pneu. Il tient toujours cela dit, pour l'instant, l'achat que j'ai fait à l'aller n'a servi à rien. N'empêche, j'ai davantage confiance comme cela.

Je file donc vers le nord. Là c'est net, j'ai le vent dans le dos. J'en profite, car ces derniers temps, ce n'est pas souvent. En revanche, mes vêtements à moitié sec ne me protègent pas si bien que cela du froid ambiant. Il fait toujours un peu humide.

Et au bout de quelques heures, je suis ramené au point de départ : il caille. Encore une fois, je crois que c'est l'usure, le fait d'avoir fait tant de nuits dehors ces derniers temps, qui fait que, là, ce matin là, je ne le supporte plus.

Alors dans un petit village que je traverse, je cherche un distributeur de billet, et j'en trouve un. Crédit Agricole. C'est un distributeur fermé, ceux dans lesquels il faut rentrer pour accéder au distributeur même. Exactement ce que je cherche. Je retire des billets pour me donner bonne conscience (et puis ça tombe bien, j'étais à sec...) et m'installe au chaud, à côté de mon vélo. Car oui, c'est chauffé ces machins. Bon, c'est pas hyper classe de squatter le distributeur pour grapiller un peu de chaleur, mais pour être tout à fait honnête, je crois n'avoir dérangé personne, entre 5 heures et 6 heures du matin, en plein campagne. J'ai pris le temps de regarder la photo de l'équipe qui gère cette très sympathique agence. J'ai bu un Orangina que j'avais en stock dans ma sacoche. Et puis je suis reparti, le jour était à peine levé.

Pont de Langeais
Il est joli de jour, mais aussi de nuit, avec son éclairage bleu.

Même en ayant réchauffé mes mains et le reste, la fraîcheur du petit matin a été désagréable. Vivement que ça réchauffe, nom de nom ! Enfin, ça finit par venir, mais c'est long, long, long. J'essaye d'imaginer ce qu'aurait été ma nuit sans l'hôtel et le distributeur. Je préfère ne pas y penser.

Je refais donc le parcours à l'envers et compte bien faire le plein de victuailles, au moins manger un morceau, à Cloyes sur le Loir. Problème, en arrivant sur place, tout est fermé. Tout. Rien d'ouvert, rien. Bon, c'est vrai, on est dimanche après-midi, en fin de week-end prolongé. Je verrai plus tard.

Habitat troglodyte
La solution ultime pour les problèmes de climatisation liés au réchauffement climatique : l'habitat troglodyte offre une isolation hors pair.

Et assez rapidement, c'est tout vu, il n'y a rien d'ouvert. Par ailleurs, le vent a tourné. Et je me retrouve donc dans la Beauce, vent de face à nouveau, comme à l'aller. Quelle purge.

Il fait beau et ne pleut pas, mais je distingue au loin des nuages pas très engageants. Sans blague, la pluie, encore ? Et puis j'ai faim. Et j'ai soif. J'ai fini tout ce qu'il y avait dans ma sacoche.

Je crois que là, c'est bon, j'ai mon compte. Plus de jus, je suis cuit. Bon, apres tout, j'ai quasiment fait 4000 bornes en 4 semaines, c'est peut-être légitime. Je fais des calculs rapides. À l'allure à laquelle je vais, je suis encore bon pour un retour à 2h ou 3h du matin. Quand je pense qu'à l'aller, je rêvais de revenir le dimanche midi. Mais voilà. Un pneu déchiré, la pluie, le vent contraire, la réalité, m'a fait un peu revoir l'objectif.

J'ai faim
J'ai faim et tout est fermé. Panique à bord.

Valérie ne peut pas faire le taxi, en revanche Jean-Paul se propose de m'aider. Il a fait un triathlon aujourd'hui, mais sera chez lui à 21h00, donc pourrait possiblement passer me chercher vers 22h00. Je lui dis que je vais au moins pousser jusqu'à Gallardon, et que là-bas on avisera.

Tiens, un camion pizza ! Je suis sauvé ! Ah non, faux espoir. Le type ne vend pas de boissons, et en plus il y a une file d'attente pour les pizzas, donc si j'en veux une, c'est pas pour tout de suite. Je continue donc ma route, à sec. Toujours faim, toujours soif, et je crois que c'est surtout l'incertitude, le fait de ne pas savoir "quand" je pourrai faire le plein, qui est stressante.

L'orage menaçant, je renfile ma veste étanche. Le revêtement de la route est pourri, avec un mauvais rendement. Ajoutons à ça la fatigue, le manque de carburant, et le vent de face, et le constat est net, je n'avance pas. Si j'arrive à démouler un 20 km/h c'est bien le maximum. Bon, ça forge le moral des sorties comme ça, on se console comme on peut.

Droit vers l'orage
Ce que je vois à l'horizon de me rassure guère. Il y a une zone orageuse, et je me dirige droit dessus.

Arrivé à Gallardon, je trouve, enfin, un commerce ouvert. Et même deux. L'un vend des kebabs et des pizzas, l'autres des kebabs et des sandwichs. J'opte pour le second, sur un malentendu, le premier pourrait vendre des légumes et avoir des vitamines dans ses plats. Je me gave de bouffe, fais le plein d'Orangina, et fais le point avec Jean-Paul au téléphone. Avec ce que je viens de manger, je dois pouvoir rallier Rambouillet sans trop de soucis. En revanche, s'il vient me chercher, je ne suis pas contre. La perspective de me coltiner Rambouillet - Argenteuil la nuit un soir de grand retour de week-end n'est pas spécialement réjouissante. C'est surtout super dangereux, je suis cuit, j'ai 900 km au compteur, j'arrête donc les frais a Rambouillet, et mon papa me ramène à la maison. Merci Paulo.

Bon, sur les trois dernières flèches que j'ai tenté aller-retour, à chaque fois je finis par me faire ramener en voiture, donc d'un certain point de vue je suis déçu. D'un autre côté si on ne se plante pas de temps en temps, c'est qu'on ne vise pas assez haut, et puis sincèrement, je crois que c'était plus raisonnable ainsi.

C'est pas le tout, mais lundi matin, faut retourner au boulot.

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Mis à jour le lundi 21 mai 2018.